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Vidéosurveillance dans les abattoirs, Fondation 30 Millions d’amis

14 janvier 2017

Les députés ont adopté le principe de vidéosurveillance dans les abattoirs, satisfaisant ainsi une demande des associations de protection animale, relais d’une très large majorité des citoyens. Pour autant, si cela constitue une avancée, ce dispositif reste insuffisant, selon la Fondation 30 Millions d’amis.

Des caméras seront donc installées dans toutes les zones où des animaux vivants sont manipulés, qu’il s’agisse des lieux d’acheminement, d’hébergement, d’immobilisation, d’étourdissement, d’abattage et de mise à mort, à partir du 1er janvier 2018. Et ce, à l’issue d’une expérimentation permettant d’évaluer l’opportunité et les conditions de leur mise en place. Il n’est toutefois pas précisé quels seront les abattoirs tests et qui évaluera cette expérimentation. Les images seront conservées un mois au maximum et ne seront visibles que des services vétérinaires et des RPA, Responsables Protection Animale au sein des abattoirs.

En l’état, ce dispositif comporte des lacunes d’après la fondation : à quel moment les images seront-elles visionnées ? Qui donnera l’alerte en cas de dysfonctionnement ? Pourquoi avoir écarté les organismes de protection animale du contrôle des vidéos ?

Dans ce contexte, les associations déplorent que la présence des vétérinaires aux postes d’étourdissement et de mise à mort soit abandonnée. Aucun vétérinaire n’assurera donc de contrôle sur toute la chaîne d’abattage. Dans cette hypothèse, la vidéosurveillance n’est d’aucun secours : il est en effet utopique de penser qu’il y aura un œil vigilant derrière chaque caméra.

Ont été annulées également les dispositions concernant la création de comités locaux et le comité national d’éthique pour les abattoirs qui auraient réuni services vétérinaires, éleveurs, représentants d’associations de protection animale, élus locaux,… chargés de s’assurer du bon respect des pratiques d’abattage.

Autres motifs de déception : les amendements sur la formation des opérateurs et sur l’étourdissement des animaux ont tous été rejetés, comme l’expérimentation de l’abattage mobile et l’interdiction d’abattre des femelles au dernier trimestre de leur gestation.



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